Corps et âme en éveil

Conseils pour l’entourage

1. Essayez de parler d’autre chose que de la nourriture (déjà source d’obsession, d’angoisse, de dégoût)
2. Montrez-lui qu’il/elle peut vous faire confiance pour les courses et la cuisine (afin d’alléger ses préoccupations alimentaires, le comptage)
3. Apportez votre écoute, sans jugement. Favorisez le dialogue sur tout ce qui n’est pas alimentaire.
4. Déléguez le sujet de l’alimentation à un professionnel. Votre rôle s’arrête devant l’assiette. Evitez le contrôle et les remarques.
5. Évitez tous commentaires sur la façon dont il ou elle devrait manger. Toute ingérence dans ce qui est maîtrisé est source d’angoisse.
6. Ne forcez pas votre enfant ou votre ami(e) à manger vous vous heurterez à un mur.
7. Ne lui interdisez rien. S’il est bon d’intervenir pour lui faire comprendre qu’il ou elle court pour perdre des calories, qu’il ou elle travaille pour chasser de sa tête les pensées alimentaires, il est bon de faire évoluer ses pratiques vers le plaisir. Plaisir qu’elle n’a plus et qu’il ne faut pas lui interdire.
8. Armez-vous de patience et de constance. Vous êtes partis pour une course de fond et non pour un sprint…
9. Votre culpabilité est le premier obstacle inutile et injuste car vous êtes rarement la cause.
10. Ni flic, ni infirmière. Sachez rassembler et préserver le plus de gens autour d’elle, amis(es), famille…
11. Pas de menace sur son avenir. « Tu vas mourir », « tu n’auras pas d’enfant », « tu vas être obligée d’arrêter tes études », etc. : toutes choses fausses mais surtout inopérantes car elle est incapable de se projeter dans l’avenir.
12. Évitez tout commentaire sur son physique. Votre proche ne se perçoit pas comme il ou elle est. Toute remarque pourra être interprétée et venir réveiller des angoisses qui sont de toute façon présentes, ou au contraire, l’encourager dans la restriction.
13. Un repas, cela se partage. Ne cédez jamais sur ce point.
14. Prenez le temps et concentrez votre énergie dans les démarches de soin. Soutenez-le ou la, ne reculez pas devant les échecs.
15. Lisez, rencontrez des anciens malades, des parents, des médecins, des psy… groupes de parole dédiés pour les malades ou pour les proches
16. Votre présence est un médicament.