Article paru sur le blog « Sous le pavé, la plume » – Martine Roffinella, le 10/04/2020

Celles et ceux qui connaissent un peu ma bibliographie savent que je me suis intéressée de près à l’anorexie, ayant publié en 2018 un petit ouvrage passé inaperçu : Kilogramme Zéro (5 Sens éditions).

Le contact avec Sabrina Palumbo, rencontrée sur Twitter, s’est donc créé comme une évidence, et elle a eu l’extrême gentillesse de m’offrir les ouvrages qu’elle a publiés sur ce sujet – notamment L’âme en éveil, le corps en sursis (éd. Quintessence), qui m’a fait forte impression.

L’anorexie ne regroupe pas une sorte de population homogène permettant d’identifier clairement des causes à cette maladie et d’entrevoir un espoir de traitement.

Les « profils » peuvent offrir des caractéristiques très disparates, et si, dans nombre de cas, un régime alimentaire trop strict en a constitué l’élément déclencheur, ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg. Car tout se joue dans la partie immergée, aux variations et formes infinies.
Chaque parcours est « unique », la maladie étant « vécue différemment » par chaque personne qui en est atteinte.

Quand on vise la condition d’athlète de haut niveau, certaines phrases ne tombent pas dans l’oreille d’une sourde, comme : « Si tu ne donnes pas de graisse à ton corps tu n’en fabriques pas » ; ou encore cette remarque de l’entraîneur de Sabrina à son père : « Elle est sponsorisée par Nutella® ? » – « humiliation suivie d’une bonne claque sur les fesses », histoire de bien fournir de l’engrais à la maladie pour qu’elle étende plus vite sa toxicité.

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