Corps et âme en éveil

Comment remplir sa vie de petits bonheurs ?

« Balade avec une amie, magnifique ciel bleu, papotages à n’en plus finir le top quoi !
J’ai oublié la maladie pendant 2h… »

Je lisais ce commentaire dans un groupe d’entraide consacré aux troubles alimentaires.

Dans la vie d’une anorexique boulimique « oublier » la maladie pendant 2 heures ce n’est pas toujours évident. Elle est là, du matin au soir, on y pense constamment, on pense à ce qu’on va manger, ce qu’on ne va pas manger, si la boulimie va surgir (la crise ne prévient pas toujours), aux quelques grammes que l’on risque de prendre et qui nous effraient…

Comment sortir du cercle vicieux et des pensées infernales ?

Lorsque j’ai commencé à aller mieux j’ai fait de la place dans mon esprit pour des pensées plus joyeuses, j’ai essayé de focaliser mon attention sur le positif. Je me suis obligée à sortir, je me promenais toute seule car j’avais perdu tous mes amis au cours de la maladie. Ces balades n’étaient pas très agréables au début, j’avais tendance à ruminer. Petit à petit j’ai « ouvert » les yeux. Je les posais autour de moi avec un regard neuf sur la vie. Et je me suis émerveillée.

C’est important de pouvoir « décrocher » de temps en temps. Sans un travail thérapeutique approprié sortir des idées obsessionnelles est impossible. Après, ça va tout seul, on apprend à lâcher prise. C’est un travail sur moi qui m’a permis de sortir la tête de l’eau et combattre la dépression, c’est la thérapie qui m’a guérie.

Aujourd’hui je sais que la Pleine Conscience, si je l’avais connue plus tôt, aurait pu beaucoup m’aider. Ne pas s’accrocher aux pensées parasites c’est tout de même une voie intéressante à explorer lorsqu’on sait à quel point elles pourrissent la vie des malades.

Je suis contente pour cette jeune femme qui se balade avec une amie et oublie la maladie un temps. C’est un début. Il faut le refaire plus souvent. Parce qu’il arrive un moment où la maladie on ne fait pas que l’oublier, elle disparaît et c’est comme une renaissance. C’est long, c’est fastidieux, il faut travailler sur ses blocages et ses peurs, il faut s’accrocher.

Mais après c’est la vie qui devient top quoi !

Sabrina Palumbo

Source : monpsychologies

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