Corps et âme en éveil

J’ai choisi le numérique !

Voici l’interview de Chantal CUELLAR, étudiante, future Community Manager.

Biographie
 
Très simplement, je m’appelle Chantal et je suis née en Afrique. Rentrée en 2004 en France, j’ai suivi un parcours « Biologie » ponctué par une première expérience professionnelle dans le domaine de l’agrofourniture (pesticides) au sein de Dupont.
Après 18 mois au sein de DuPont, j’ai décidé de me reconvertir car mon métier ne me correspondait pas. J’avais besoin d’autre chose, davantage d’interactions avec les gens et d’un poste plus « palpitant » que celui que j’occupais, qui était très administratif (il faut bien l’avouer).
J’ai donc trouvé la formation de Community Manager à Saint-Quentin-en-Yvelines, que j’ai entamée en février 2016. Actuellement en cours, je m’apprête à rentrer en stage pour 4 mois et à débuter une nouvelle vie…professionnelle !

[@Chantou_Cool]
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Femmes du Numérique : Pour commencer, quelle est votre définition du « numérique » ?

 
CC : Quand j’entends « numérique », je pense tout de suite « écran », que ça soit écran TV, écran d’ordi, écran de smartphone, etc. De ce fait, le numérique est ensuite étroitement lié à la connexion entre individus.
 
FDN : Les femmes, une opportunité pour le numérique. Le numérique, une opportunité pour les femmes. Qu’en pensez-vous ? Pourquoi avez-vous choisi ce secteur ?
 
CC : En m’engageant dans la voie du numérique, je n’ai jamais pensé que les femmes avaient moins d’opportunités que la gente masculine ou davantage de choses à prouver. C’est un secteur développé et surtout en plein essor, où tout le monde peut y avoir sa place à partir du moment où il est motivé et compétent.
 
FDN : Avez-vous rencontré des difficultés pour votre orientation ou au contraire avez-vous été soutenue ? Quel était le regard de vos enseignants, conseillers d’orientation, proches, amis, parents face à ce choix ?
 
CC : Je me suis engagée après des recherches personnelles et surtout qui correspondaient à l’image que je me faisais de ce que devait être ma future carrière. Mon entourage m’a encouragé, bien que ne comprenant pas totalement mes futures missions (entourage âgé et/ou inconnu au domaine du numérique).
 
FDN : Pendant vos études et dans vos stages, comment avez-vous vécu le fait d’évoluer dans un milieu majoritairement masculin ? Avez-vous eu l’impression d’être traitée différemment des étudiants et stagiaires masculins ?
 
CC : Je n’ai jamais ressenti de différences de par mon genre. A l’inverse, j’ai ressenti une différence de par ma différence d’âge et mon peu d’expérience : très peu de tolérance et d’entraide.
 
FDN : Présentez-nous votre projet professionnel. Comment envisagez-vous votre carrière ?
 
CC : Très simplement, j’ai eu une expérience professionnelle de 18 mois dans le domaine de l’agrofourniture. J’avais, durant cette période, le statut de Chef Projets Homologation, qui consistait à faire en sorte que l’entreprise obtienne les autorisations de mise sur le marché de ses produits. Très vite, je ne me suis pas sentie épanouie (pour de multiples raisons) principalement de par le fait que mon poste ne générait pas assez de communication, d’interactions avec autrui. C’était un aspect qui me manquait beaucoup.
J’ai donc pensé à un métier qui me permettrait d’avoir énormément de contacts avec les gens tout en trouvant un secteur en plein essor…et là, le métier de Community Manager est apparu !
Pour le moment, je suis en phase de découverte du métier étant donné que je suis actuellement en formation. Néanmoins, ce que je vois du métier de par ce qu’on m’en dit, les cours qui me sont dispensés, les contacts que je peux avoir sur les réseaux sociaux, me passionne ! Je suis toujours connectée (trop selon mon époux d’ailleurs) et j’adore les interactions avec les autres. J’attends beaucoup de ce métier pour rencontrer des gens, apprendre des autres, et surtout, être intégrée à une équipe pour promouvoir l’image d’une société. Point(s) important(s) pour mon futur métier : la polyvalence des missions ! (ainsi que la bonne humeur si possible). 
FDN : Vous faites partie de la génération Y. Quel est votre regard sur les questions d’égalité femme-homme ?
 
CC : En tant que femme mariée et indépendante, je n’ai aucun souci relatif à cette question. Mon époux, ma famille, mes amis me connaissent, savent que je suis indépendante et que je ne suis pas une petite chose frêle. Ayant le « respect » de mon entourage et sachant ce qu’ils pensent de moi, j’avoue ne pas me poser la question de l’égalité femme-homme tous les 4 matins.
Néanmoins, je suis consciente de certaines inégalités femme-homme, notamment dans un contexte professionnel, et je pense que ces inégalités ne doivent pas perdurer. Exemple, une femme est sous-payée à travail égal, par rapport à un homme, pourquoi ? Je ne comprends pas.
Mais à l’inverse, je pense que les questions d’égalité, femme-homme ne doivent pas être invoquées à toutes les sauces…de risque de décrédibiliser le discours. Polémiquer sur le fait qu’un homme doive autant faire la lessive qu’une femme, je trouve ça franchement dénué de sens. Chacun fait comme il l’entend dans son couple. Il faut se battre pour l’égalité dans un contexte professionnel et non pas personnel…
 
FDN : Quel conseil donneriez-vous à une lycéenne qui hésite à s’inscrire dans un cursus numérique ?
 
CC : Lorsqu’on est au lycée, on a beau être redirigé vers les conseillères d’orientation mais ces dernières ne savent (le plus souvent) pas ce qui est indiqué pour tel ou tel élève….et comment leur en vouloir… A 17 ou 18 ans, on ne sait pas nous-mêmes ce qu’est une carrière, le monde du travail, les prérequis à maîtriser, nos attentes dans une carrière professionnelle, etc. Et pourtant, on nous demande de faire des choix, avec en premier lieu, le fait de décider dans quelle filière on doit se diriger (S, ES, L, autres), on nous demande d’avoir des plans sur la comète…mais adolescent, on ne sait rien et même ceux qui savent, ne sont pas à l’abri (et ils ont raison) de vouloir changer de voie plus tard.
Tout ça pour dire que si j’avais des conseils à donner à une lycéenne, ça serait dans l’ordre, de :
 
1) Bien réfléchir à son projet, se poser les bonnes questions, ses attentes personnelles,
 
2) Faire une étude terrain (ce dont personne ne nous parle, excepté au moment de faire le stage d’une semaine ou 2 en 3ème au collège…) en contactant des experts du domaine, appeler pour demander ce qu’est leur quotidien, glaner un maximum d’informations !
 
3) Et chose à laquelle on ne pense pas lorsque nous sommes excités à l’idée d’entamer un nouveau projet, réfléchir à l’après… se demander quelles seraient les possibilités d’évolution dans le métier (au cas où le métier serait redondant au bout de quelques temps) afin de minimiser les risques d’ennuis au travail, la frustration, et le fait de ne pas savoir quoi faire de sa vie professionnelle car on aura eu le sentiment d’avoir fait le tour.
 
 
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