Corps et âme en éveil

« Femme au singulier »

Nous sommes en juin, cela fait maintenant plusieurs mois que le projet « Femme au singulier » est lancé. L’occasion de remercier Anne-Caroline, Alexia, Marjolaine, Carole, Eve-Marie, Laurène, Irène, Myriam, Pauline, Sofia et Benoit qui en plus de son talent de photographe trouve toujours les mots justes pour encourager les femmes courageuses qui participent au projet. L’exercice n’est pas facile !

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Poser les épaules dénudées lorsqu’on souffre ou qu’on a souffert de TCA… quelle idée. C’est pourtant le choix de Benoit qui tenait à ce que toutes les photographies représentent des portraits de femmes en buste sur fond neutre. Le fil conducteur de cette série est un voile de tulle qui enveloppe le modèle.

Participer à un tel projet peut être un vecteur de dépassement personnel et de réflexion sur soi. Et puis voir le travail collectif réalisé est une source de satisfaction et d’aboutissement… Bien sûr le but est aussi d’informer et de sensibiliser en donnant lieu à des débats et des échanges d’idées.

Les shooting ne sont pas finis mais déjà toutes les participantes s’accordent pour dire que c’est une belle aventure humaine et qu’elles ne regrettent pas de s’être lancées en dépassant leurs appréhensions premières.

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Rappelons que les TCA ont un impact sur la féminité. C’est une évidence dans le cas de l’anorexie mais c’est aussi le cas chez les personnes qui souffrent de boulimie. La plupart disent que leur féminité est altérée. Les thèmes de la féminité et de la sexualité sont donc abordés au cours du travail thérapeutique. Les TCA sont souvent synonymes de mauvaise image de soi et d’image déformée de son corps. Plus clairement les jeunes femmes se trouvent moches et grosses. Avec une telle image déplorable de soi il n’est pas évident de se mettre nue et de s’offrir à l’autre. Le lâcher prise on oublie…

En fait on sait peu de choses de la sexualité des malades souffrant d’anorexie ou de boulimie. Une certaine sexualité est possible à la demande du conjoint. Elle peut même déraper tant la malade est incapable de dire non… La boulimie de sexe existe aussi. Dès lors on ne parle plus de plaisir mais plutôt d’une optique inconsciente de se faire du mal comme avec les vomissements à la fin d’une crise.

Dans la majorité des cas ces problèmes disparaissent à la guérison s’ils ont été abordés avec le thérapeute au moment voulu. 60% des malades guérissent et elles le disent toutes, elles retrouvent une sexualité adulte épanouie. Il faut que les malades le sachent.

Du projet d’expo photos et de mes remerciements aux « combattantes » je conclue cet article sur la sexualité adulte des anciennes malades… C’est parce que vous êtes trop belles les filles et ça aussi il faut que cela se sache.

Sabrina Palumbo

Source : psychologies

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